La peste bovine

Alors que la maladie a été éradiquée selon l’OMS, près de 6% des buffles sauvages du Botswana produisent encore des anticorps face à cette maladie et pourraient être vecteur de la maladie.« Bien que le pathogène ait été éradiqué des troupeaux domestiques, la brucellose subsiste au Botswana. Des chercheurs de Virginia Tech suggèrent que les cas d’infections humaines proviennent de la consommation de viande de brousse », rapporte le New Scientist le 8 mars. La FAO et l’OMS ont déclaré la peste bovine, aussi connue sous le nom de brucellose, éradiquée au niveau mondial en 2010 dans les élevages. Elle infecte cependant encore les buffles sauvages du Botswana et aux USA les bisons et les sangliers. Chez l’homme, elle provoque de sévères fièvres qui peuvent se traiter grâce à des antibiotiques, toutefois, au Botswana où 40% de la population est séropositive, cette maladie peut entraîner de nombreuses complications.  (lire la suite)

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Petit historique de la peste

La peste, terrifiante maladie infectieuse aux aspects cliniques variés, fut, depuis l’antiquité, la hantise de l’humanité. Punition divine, fléau majeur, ce mal qui répand la terreur flambait en poussées épidémiques et parcourait la planète en fulgurantes pandémies terriblement meurtrières à partir de foyers permanents dits endémiques souvent asiatiques.

Petit historique sur le site de l’Asnom

Le XIX° siècle finissant voit – enfin – se dessiner la victoire sur ce fléau. Victoire historique obtenue grâce aux découvertes successives de quatre médecins militaires français du Corps de santé colonial.

1894 – A.Yersin*, à Hong Kong, découvre le microbe.

1898 – P. L. Simond*, à Karachi, découvre le « réservoir » de germes et le mode de transmission.

1933 – G. Girard* et J. Robic*, à Tananarive, inventent le vaccin.

On peut s’étonner qu’aucun de ces médecins militaires coloniaux n’ait reçu le prix Nobel de médecine.

Désormais, la peste est jugulée. Son épidémiologie est bien connue, permettant la mise en place de mesures de prévention. De nos jours, il existe encore quelques foyers mineurs toujours actifs, notamment aux États-Unis, en Asie, en Mauritanie et à Madagascar. Ils sont d’autant mieux contrôlés que la sensibilité du bacille de Yersin aux antibiotiques et celle de la puce aux insecticides ont totalement bouleversé les modes de traitement et de protection.

Voir la suite sur le site de l’asnom www.asnom.org

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