La peste, terrifiante maladie infectieuse aux aspects cliniques variés, fut, depuis l’antiquité, la hantise de l’humanité. Punition divine, fléau majeur, ce mal qui répand la terreur flambait en poussées épidémiques et parcourait la planète en fulgurantes pandémies terriblement meurtrières à partir de foyers permanents dits endémiques souvent asiatiques.
Petit historique sur le site de l’Asnom
Le XIX° siècle finissant voit – enfin – se dessiner la victoire sur ce fléau. Victoire historique obtenue grâce aux découvertes successives de quatre médecins militaires français du Corps de santé colonial.
1894 – A.Yersin*, à Hong Kong, découvre le microbe.
1898 – P. L. Simond*, à Karachi, découvre le « réservoir » de germes et le mode de transmission.
1933 – G. Girard* et J. Robic*, à Tananarive, inventent le vaccin.
On peut s’étonner qu’aucun de ces médecins militaires coloniaux n’ait reçu le prix Nobel de médecine.
Désormais, la peste est jugulée. Son épidémiologie est bien connue, permettant la mise en place de mesures de prévention. De nos jours, il existe encore quelques foyers mineurs toujours actifs, notamment aux États-Unis, en Asie, en Mauritanie et à Madagascar. Ils sont d’autant mieux contrôlés que la sensibilité du bacille de Yersin aux antibiotiques et celle de la puce aux insecticides ont totalement bouleversé les modes de traitement et de protection.
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