Sources de contamination de l’Homme
Les rongeurs domestiques de l’Homme se contaminent par piqûre de puces infectées auprès du réservoir sauvage. Généralement sensibles, ils meurent de la maladie. Leur intense bactériémie augmente la population de puces infectées.
Une épizootie précède alors une épidémie meurtrière.
Les plus importants sont :
- Rattus rattus (rat noir), très sensible à l’infection, source historique et principale des épidémies humaines,
- R. norvegicus (surmulot), moins sensible,
- Mus musculus (souris domestique), source pratiquement nulle car sa puce, Leptopsylla segnis n’est pas pestigène,
- les genres Microtus (campagnols) et Cricetus (hamsters), Cavia porcellus (cobaye), Cynomys ssp. (Chien de prairie), certaines espèces de Peromyscus (très résistantes).
- Autres animaux domestiques (chats, ruminants.) et réservoir sauvage.
- L’Homme, lors d’épidémie, est une source de contamination (expectorations).
- Le sol infecté contamine très rapidement les rongeurs fouisseurs.
Matières virulentes
- Sang (phase de bactériémie),
- Cadavres (nécrophagie chez les rongeurs; cadavres virulents des ectoparasites),
- Poussières virulentes (contamination des rongeurs fouisseurs),
- Aérosols virulents (rejetés lors de forme pulmonaire chez l’Homme).
Vecteur de l’agent de la peste : la puce (1898; P.L. Simond)
La puce infectée en piquant un rongeur contaminé est dite pestifère. Lors d’épizootie, la puce du rat quitte les rongeurs mourant pour piquer l’Homme.
Le rôle vecteur des tiques n’est pas encore écarté.
Modes de transmission
L’Homme se contamine par piqûre de puces de rongeurs ou de lagomorphes, ou à la faveur d’excoriations cutanées, de morsures, de griffures ou en manipulant ces animaux.


